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L’Open-Innovation, le futur des PME ?

L’Open-Innovation, longtemps réservée aux grandes entreprises, est en vogue chez les plus petites structures. Selon un rapport de 2016 venant du Gfi, environ 27% d’entreprises disposent de structures dédiées à la collaboration avec les startups.  Folie des grandeurs ou véritable transformation pour ces entreprises ?

Nous sommes de l’avis que grâce à cette méthode, les PME sauront naviguer les mers compétitives des années à venir.

L’open-innovation demeure pour la majorité un terme vague. Nous pouvons le définir comme l’ouverture d’une entreprise aux acteurs extérieurs (Chercheurs, entreprises partenaires, clients, etc) et intérieurs (Employés hors R&D). Ces acteurs apportant souvent une vision fraîche aux problématiques de l’entreprise.

Cette approche revient alors à placer les idées externes et les nouvelles voies d’accès aux marchés au même degré d’importance que les ressources développées en interne. Il convient de soutenir le développement d’un projet en collaborant avec un partenaire extérieur, et réévaluer plus globalement sa stratégie d’innovation en dehors de son département de R&D.

 

 

Quelles raisons poussent les PME à l’Open-Innovation ?

 

Ce type d’entreprise est plus flexible et spécialisé qu’un grand groupe, ce qui est avantageux dans le développement d’innovations. Pour autant, peu d’entre elles disposent des ressources nécessaires à une production, distribution et marketing de grande échelle. Ce sont pourtant des aspects cruciaux à l’industrialisation et commercialisation de ces innovations.

Par ailleurs, à mesure que la technologie recherchée devient plus complexe et que les connaissances pertinentes sont disséminées parmi de nombreuses entités, la collaboration entre entreprises est devenue un facteur important pour leurs succès.

En effet, L. Mytelka suggère dans Strategic Partnerships and the World Economy (1991) que la compétitivité d’une entreprise sera déterminée par ses différents réseaux plutôt que par sa taille. Il conviendrait ainsi aux PME de créer un réseau des plus performants.

 

Une étude faite en 2009 se penche sur le cas de 817 PME coréennes, et détermine quelles sont leurs barrières à l’innovation. Des dix barrières les plus importantes, six au moins sont résolvables par l’adoption de l’open-innovation.

Nous pouvons les classer sous deux catégories. Tout d’abord un manque d’informations sur le marché et ses technologies, puis une insuffisance de moyens et de compétences pour mener à bien un projet.

D’une part, le manque d’informations sur les marchés, produits, process et technologies est aisément comblé. S’allier à des partenaires présents sur un marché similaire ou périphérique au sien ouvre la possibilité d’un partage d’informations cruciales. Ceci réduit les incertitudes et partage les risques encourus au développement d’un produit ou process innovant.

D’autre part, l’insuffisance de compétences organisationnelles, commerciales ou techniques est elle aussi traitable par la collaboration. Les futurs collaborateurs peuvent être spécialisés en marketing, en data-mining et autres domaines. Ces mêmes domaines qui auparavant étaient un talon d’Achille deviendront une corde de plus à leur arc.

 

Il existe évidemment de nombreux partenaires possibles pour une PME voulant s’engager dans la collaboration. Mais les start-ups offrant des avantages propres à leurs structures et fonctionnement, nous sommes d’avis qu’elles constituent les meilleurs partenaires pour une entreprise voulant se moderniser.

 

Des collaborations avec des start-ups, mais pourquoi ?

 

L’ouverture aux idées nouvelles est au fondement de l’innovation. Les propositions faites par l’écosystème des start-ups aux problématiques d’entreprises sont quant à elles infinies. Les entreprises seraient-elles donc face à une de ces situations où l’on se dit “C’est trop beau pour être vrai, je n’y crois pas” ? Et pourtant…

Travailler en collaboration avec une start-up offre de nombreux avantages pour une entreprise, petite ou grande. Il faut déjà se dire qu’une start-up est comparable à un speedboat. Rapide et agile, il sait rapidement se diriger vers son objectif.

 

Voici donc donc les avantages à travailler avec un speedboat :

  • Rester compétitif : Évoluer en parallèle aux marchés, clients et compétiteurs ! Il est aussi possible de surpasser ces derniers dans l’obtention d’avantages compétitifs.
  • Élargir son offre : Proposer des offres novatrices pour conserver vos clients et en séduire de nouveaux.
  • Améliorer les processus internes : Par l’Open-Innovation, vos équipes adoptent une aisance à l’adaptation, ainsi qu’un plus grand partage d’information au sein de l’entreprise. Ce sont des traits dominants chez les start-ups, que vous saurez adopter en travaillant avec elles.
  • Réduction des coûts de R&D : Les start-ups sont déjà avancées sur leurs propres projets en terme d’étude, de stratégie et de technologie. Y greffer le vôtre sera un immense gain de temps et d’argent.
  • Réduire le temps de commercialisation : Notamment du fait que l’innovation et les process au sein d’une start-up sont plus rapides, et ce grâce à la méthode de lean production (se concentrer sur la “gestion au plus juste”).

 

Les PME sont habituellement spécialisées dans un domaine spécifique. Leur implication dans un réseau peut-être une méthode efficace pour intégrer de nouveaux marchés, acquérir de nouvelles ressources et développer des compétences clés afin de développer leurs compétitivité contre leurs plus larges concurrents.

La théorie est belle, mais quels moyens ont les PME pour identifier de potentiels partenaires et construire leurs réseaux ?

 

L’importance d’intermédiaires dans l’Open-Innovation

 

Le bon sens nous dicte qu’à la recherche d’une collaboration, l’entreprise cherchera un partenaire capable d’apporter de nouvelles ressources, bénéfiques au développement des deux entités.

Mais chercher puis choisir avec qui collaborer reste une tâche difficile pour une PME. Possédant une quantité limitée de sources d’information et de fonds nécessaires à leurs collecte, elles sont désavantagées face aux grands groupes. Ces derniers peuvent en effet demander de l’aide aux cabinets de conseil, qui étudient en profondeur les marchés à la recherche de clients, partenaires et concurrents.

 

Sans la possibilité de faire appel à un cabinet de conseil, il faut faire appel à d’autres intermédiaires, dont les rôles sont les suivants :

  • Créer et maintenir une base de données pertinente sur le marché concerné, dont les informations sauront guider les PME dans leurs recherche de partenaires.
  • Évaluer subjectivement les apports des différents partenaires possibles, tout en gardant secret les détails de R&D afin d’éviter tout vol technologique.
  • Aider à la construction du réseau en soutenant le transfert de technologie, la stratégie de management et le déroulement du partenariat.

 

Conclusion

 

Les PME sont aujourd’hui face à une situation nouvelle, causée par le bouleversement de nouvelles idées et technologies disruptives. De nouveaux marchés s’ouvrent continuellement et méritent d’être exploités, d’autres évoluent et nécessitent une adaptation pour ne pas être dépassé.

Dans ce nouvel âge d’or, ces entreprises ont la possibilité de se placer en fer de lance du progrès. Aussi doivent-elles mettre toutes les chances de leur côté pour atteindre le succès escompté.

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